SOMMAIRE
Comment DEVENIR DIRigeant ?
La stratégie du futur dirigeant,
Se faire remarquer en interne,
Devenir PDG !
Apprendre à manager,
Bien utiliser ses relations.
Êtes-vous un haut-potentiel ?
Les 10 qualités du « haut potentiel »
Six questions pour savoir si vous êtes « repéré(e) » ?
Conseils pour accéder à un programme"hauts potentiels",
La valeur ajoutée MBA
Six bonnes raisons de faire un MBA
Les différents types de MBA,
Les MBA accrédités
Comment j'ai financé mon MBA grâce au Fongecif
Comment DEVENIR DIRigeant ?
La stratégie du futur dirigeant
Pour accéder aux postes à responsabilités, le jeune cadre doit suivre un parcours bien balisé. Il peut élaborer son propre plan de progression ou intégrer un programme hauts potentiels.
Décrocher un poste de dirigeant implique, de la part du jeune cadre, la mise au point d’une stratégie. Une sorte de feuille de route qu’il doit suivre, mais qu’il peut aussi modifier si les circonstances l’exigent. Cette démarche nécessite qu’il analyse le long comme le court termes.
Définir une stratégie à long terme…
Agir sur le long terme suppose qu’il il devra miser sur les études adéquates, identifier les meilleures entreprises, les secteurs porteurs, la fonction prometteuse et le timing approprié. Il lui faudra donc d’abord choisir le cursus idéal. En France, le statut de cadre est accordé en priorité aux étudiants ayant décroché un Bac +5 dans une grande école.
Le jeune diplômé devra aussi sélectionner l’entreprise en pointe dans son secteur, où il se formera aux meilleures techniques. Cette (bonne) pratique professionnelle pourra aisément se « revendre » au sein même de ladite entreprise ou à la concurrence. Opter pour une entreprise disposant de programmes « Hauts potentiels » fait aussi partie des paris gagnants.
Enfin, la stratégie de carrière est, elle aussi, largement déterminante. Contrairement aux idées reçues, il est plus intéressant, pour un jeune cadre, de faire carrière en interne que de changer souvent d’entreprise. Ce sont les conclusions de l’enquête de l’Apec (Association pour l’emploi des cadres) sur la mobilité professionnelle, publiée en 2004.
…Tout en travaillant sur le court terme
S’il est essentiel d’avoir une vision de sa carrière sur le long terme, il est aussi indispensable d’y travailler tous les jours. Sans travail à court terme, une politique à long terme ne sert à rien…
« À tout moment de votre parcours, analyse Grégoire Conquet, directeur régional chez Michael Page, n’hésitez pas à vous poser ces questions : « Est-ce que je continue à apprendre ? Est-ce que je fais mon travail avec plaisir ? Suis-je bien rémunéré ? » Examinez alors de quelle manière l’entreprise peut répondre à vos attentes. » Différentes évolutions sont possibles : rester dans le même métier, se spécialiser, se tourner vers le management, s’associer à un projet transversal, etc...
À court terme, il « faut également mener un véritable travail d’investigation, souligne Jérôme Bourin, président du cabinet Bourin Conseil. Il faut identifier les besoins de votre entreprise et passer en revue les postes vacants qui peuvent vous intéresser ». Pour se faire, vous pouvez, par exemple, rencontrer les personnes qui ont des postes similaires à celui que vous souhaitez occuper, voir quels en sont les avantages, les contraintes, les compétences demandées et la personnalité requise.
Il faut aussi être opportuniste : quand on prend connaissance d’une information intéressante, un nouveau projet en cours de réalisation par exemple, il faut postuler rapidement.
Gwenole Guiomard
Se faire remarquer en interne
Antoine Morgaut est directeur général du cabinet de chasseurs de têtes Robert Walters.
« C’est une lapalissade. Mais pour se faire repérer, un jeune diplômé doit se distinguer… Pour cela, il doit se mettre en avant en occupant le terrain, en travaillant plus que les autres. Il doit aussi, le plus tôt possible, développer son réseau.
S’il est issu de Polytechnique ou de l’ENA, ce travail s’effectuera automatiquement grâce au système et aux associations d’anciens.
Dans le cas contraire, il devra redoubler d’effort pour se forger un bon tissu de relations, c’est-à-dire des personnes sur lesquelles il peut s’appuyer.
Pour grimper dans la hiérarchie, il devra, par ailleurs, identifier la fonction et le secteur qui le passionnent. Un salarié est meilleur lorsqu’il travaille dans un domaine qui l’intéresse.
Maîtriser une deuxième langue apparaît aussi comme un impératif. Il s’agit le plus souvent de l’anglais, mais cela peut être la langue et la culture dominantes de son entreprise.
Sachez qu’une ascension sociale se provoque. Le jeune diplômé doit refuser l’inertie dans laquelle l’entreprise peut vouloir l’installer. Mieux, il doit comparer ce que cette dernière lui propose et ce que le marché du travail peut autoriser : il est nécessaire de rester employable.
Si une carrière semble bloquée, il faut rebondir ailleurs. Cela n’empêche pas de rester loyal jusqu’au bout. Inutile de se faire des ennemis. La diplomatie est toujours payante. »
Devenir PDG !
Pascal Gibert, ancien dirigeant de Geodis, est à la tête du cabinet Heidrick & Struggles, l’une des plus prestigieuses structures de recherche de dirigeants en France.
« Dans un contexte très internationalisé, pour devenir dirigeant, un jeune devra afficher le meilleur parcours de formation possible.
Il devra avoir suivi un cursus dans le domaine où il veut travailler et dans lequel il possède de véritables qualités.
J’estime que ces études lui permettront plus de développer plus sa culture générale, ses « humanités », que de s’approprier les techniques, la connaissance de la boîte à outils.
Ensuite, au cours de sa formation, il devra, le plus tôt possible, songer à l’international.
Assez vite également, il multipliera les expériences humaines et saura quel dirigeant il a décidé de devenir. Voudra-t-il s’occuper d’une petite ou d’une grosse entreprise ? Car s’il dirige une entreprise de 500 millions d’euros, il lui sera très difficile, ensuite, d’être engagé dans une société faisant un milliard d’euros.
En d’autres termes, si le jeune veut piloter un mammouth, il doit commencer sa carrière chez un mammouth.
Enfin, quoi qu’il arrive, il doit décrocher son premier emploi dans une entreprise réputée pour la qualité de son savoir-faire. C’est très important. Cela lui permet d’acquérir de bonnes bases, qu’il pourra mettre en œuvre à partir de 30 ans. »
Apprendre à manager
Frédéric Crépin est auteur de Manager pour la première fois (éditions d'Organisation, 2004, 13 €)
« Il n'y a pas de recette miracle pour devenir un bon manager. Et il y a autant de styles que de managers. Le pire travers serait de vouloir copier une méthode de management.
Vous devez créer votre propre style, de façon empirique, en vous adaptant aux personnes en face de vous. Vous pourrez ainsi déléguer un certain nombre de tâches et être plus souple avec quelqu'un de très autonome, mais être plus dirigiste avec un autre. Vous devez, pour cela, bien vous connaître et avoir une bonne idée de l'image que vous renvoyez.
Lors de votre prise de fonction, il vous faudra bien expliquer votre style de management à vos collaborateurs. Être un bon manager, c'est surtout bien communiquer. Il est très important que vous soyez direct, clair et succinct, à l'oral comme à l'écrit. Il faut savoir parler à un groupe sans froisser l'individu.
Il est préférable d'être à l'écoute de votre équipe lors des premières réunions pour voir comment vous y adapter par la suite. Évitez de tout chambouler du jour au lendemain, et de remettre en cause des méthodes éprouvées. »
Bien utiliser ses relations
Hervé Bommelaer est consultant chez Leroy Consultants. Il est aussi l’auteur de "Trouver le bon job grâce au réseau".
« Avant de songer à se créer un réseau, le jeune diplômé doit valider son projet professionnel. Il veut devenir chef de produit, mais dans quel secteur ? L’agroalimentaire, les cosmétiques ? Et dans quelle entreprise ? L’idéal est de lister une dizaine de sociétés cibles.
Le fait d’énoncer clairement son projet facilite les rencontres avec des gens qui travaillent dans le même domaine. Ensuite, le meilleur des réseaux se constitue par rapport à un projet professionnel et à des entreprises cibles. L'association des anciens est un bon choix pour un jeune diplômé.
Ces liens lui permettent ensuite de se dévoiler aux gens qui le connaissent peu ou pas du tout. Une des règles à retenir est qu’il faut demander un conseil ou une information, mais jamais un job. Si un « contact » se propose de transmettre votre CV, celui-ci risque de se retrouver dans la nature.
Manifestez plutôt votre désir de rencontrer la personne concernée. Et essayez de sortir de chaque rendez-vous avec deux recommandations. Au fil des entretiens, vous agrandirez votre réseau et vous finirez par être aiguillé sur de bonnes pistes. »
